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Structures spécialisées (SDC)

une structure spécialisée en douleur chronique

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Structures douleur chronique

La prise en charge de la douleur chronique repose sur les structures de prise en charge de la douleur chronique (SDC). 

 

La mission principale des SDC est d’appréhender la douleur chronique selon un modèle bio-psycho-social, avec une prise en charge reposant d’abord sur une démarche évaluative puis sur un traitement, souvent multimodal, dont l’objectif est réadaptatif.

Labellisation des structures douleur chronique (SDC)

Les structures d’étude et de traitement de la douleur chronique (SDC) sont des structures de recours. Elles sont de deux niveaux : consultations et centres (Instruction N°DGOS/PF2/2016/160 du 23 mai 2016). 

Les SDC étant labellisées par les ARS tous les 5 ans, la prochaine labellisation des SDC devrait théoriquement avoir lieu début 2022, avec publication durant l’été 2021 d’une instruction relative à l’appel à candidatures destiné au renouvellement du dispositif de labellisation pour cinq ans.

La nouvelle instruction devra préciser les critères obligatoires à satisfaire (c’est-à-dire le cahier des charges) pour les SDC de type « Consultation » et pour les SDC de type « Centre » : prise en charge pluridisciplinaire, données d’activité minimale requise (en nombre de consultations médicales externes réalisées ou bien en file active de patients externes, correspondant au nombre de patients distincts vus en consultation médicale externe dans l’année), consignes de maillage territorial …

Dernier cahier des charges publié par la DGOS en 2019


Financement des
structures douleur chronique (SDC)

Les SDC sont financées en grande partie par des dotations de type MIG (Mission d’Intérêt général) qui ont pour objet de compenser « les surcoûts en rapport avec des consultations spécialisées longues et/ou pluridisciplinaires, les surcouts portés par les RCP, la formation et l’information, la mise en œuvre de traitements et techniques thérapeutiques réadaptatives, l’organisation d’une collaboration avec la médecine de ville et les autres établissements de santé, la participation aux activités de recueil épidémiologique, la coordination d‘activités d’enseignement et de recherche.

Cette dotation MIG dédiées aux SDC est répartie sur les 243 centres et consultations douleur, que compte la France.

Interrogée sur le financement des structures douleur via la MIG, la DGOS a décidé en 2020, pour ne pas pénaliser les structures qui ont eu des baisses d’activité du fait du confinement et/ou parce que les professionnels étaient mobilisés par la crise sanitaire, de reconduire à l’identique en 2021 les financements délégués en 2020, quel que soit le niveau d’activité des SDC en 2020.

L’orientation de la réforme du système de santé se fait vers le développement de l’ambulatoire en médecine, c’est-à-dire vers une prise en charge hospitalière préférentiellement en ambulatoire ou en hospitalisation de jour (sans nuitée), voire en hospitalisation à domicile (HAD). Ces activités sont financées par la tarification liée à l’activité dite T2A.

Un autre mode de financement des SDC, en dehors de la MIG, concerne donc l’activité T2A de l’hôpital de jour (HDJ), quand un HDJ existe et quand il est rattaché à la SDC.

L’organisation pluriprofessionnelle

L’organisation pluriprofessionnelle des SDC repose un trinôme composé d’un médecin, d’un infirmier et d’un psychologue.
Ces professionnels de santé possèdent, outre leur qualification initiale, une formation universitaire spécifique à la prise en charge de la douleur (Capacité d’Evaluation et Traitement de la Douleur ou Diplôme d’Etudes Spécialisés Complémentaires pour le médecin / Diplôme Universitaire pour l’infirmier et le psychologue).

Ce trinôme travaille en équipe pour évaluer au mieux chaque patient douloureux chronique selon le modèle bio-psycho-social et lui proposer un programme thérapeutique personnalisé faisant appel autant aux approches pharmacologiques qu’aux approches non pharmacologiques.
Ce trinôme s’appuie sur un secrétariat qui a également un rôle majeur dans l’accueil et le suivi des patients douloureux chroniques.
Ce trinôme peut également s’appuyer sur d’autres professionnels de santé (tels des kinésithérapeutes, ou ergothérapeutes) et des assistantes sociales.

Enfin ce trinôme reste en contact étroit avec le médecin traitant, qui reste le pilier de la prise en charge et les médecins spécialisés selon les pathologies associées à la douleur (rhumatologue, neurologue, psychiatre ou interniste).

D’autres acteurs peuvent être impliqués dans la prise en charge de la douleur chronique du fait de son fort  impact social : 

  • La Caisse Primaire d’Assurance Maladie peut être sollicitée, notamment pour  une demande de prise en charge en affection longue durée par le médecin traitant avec l’étayage du courrier de suivi de la SDC.
  • La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) peut être également sollicitée pour une demande de reconnaissance en travailleur handicapé ou en invalidité par le médecin traitant avec l’étayage du courrier de suivi de la SDC.
  • Le médecin du travail peut aussi être sollicité pour adapter le poste selon le type de douleur ou d’aider à la reprise du travail.

La SFETD a publié en novembre 2019 le Guide des Bonnes Pratiques des SDC.
Pour aller plus loin, cliquez ici

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Structures spécialisées (SDC)

La prise en charge de la douleur chronique repose sur les structures de prise en charge de la douleur chronique (SDC). 

 

La mission principale des SDC est d’appréhender la douleur chronique selon un modèle bio-psycho-social, avec une prise en charge reposant d’abord sur une démarche évaluative puis sur un traitement, souvent multimodal, dont l’objectif est réadaptatif.

Labellisation des structures douleur chronique (SDC)

Les structures d’étude et de traitement de la douleur chronique (SDC) sont des structures de recours. Elles sont de deux niveaux : consultations et centres (Instruction N°DGOS/PF2/2016/160 du 23 mai 2016). (insérer le lien et supprimer plus bas)

Les SDC étant labellisées par les ARS tous les 5 ans, la prochaine labellisation des SDC devrait théoriquement avoir lieu début 2022, avec publication durant l’été 2021 d’une instruction relative à l’appel à candidatures destiné au renouvellement du dispositif de labellisation pour cinq ans.

La nouvelle instruction devra préciser les critères obligatoires à satisfaire (c’est-à-dire le cahier des charges) pour les SDC de type « Consultation » et pour les SDC de type « Centre » : prise en charge pluridisciplinaire, données d’activité minimale requise (en nombre de consultations médicales externes réalisées ou bien en file active de patients externes, correspondant au nombre de patients distincts vus en consultation médicale externe dans l’année), consignes de maillage territorial …

Dernier cahier des charges publié par la DGOS en 2019


Financement des
structures douleur chronique (SDC)

Les SDC sont financées en grande partie par des dotations de type MIG (Mission d’Intérêt général) qui ont pour objet de compenser « les surcoûts en rapport avec des consultations spécialisées longues et/ou pluridisciplinaires, les surcouts portés par les RCP, la formation et l’information, la mise en œuvre de traitements et techniques thérapeutiques réadaptatives, l’organisation d’une collaboration avec la médecine de ville et les autres établissements de santé, la participation aux activités de recueil épidémiologique, la coordination d‘activités d’enseignement et de recherche.

Cette dotation MIG dédiées aux SDC est répartie sur les 243 centres et consultations douleur, que compte la France.

Interrogée sur le financement des structures douleur via la MIG, la DGOS a décidé en 2020, pour ne pas pénaliser les structures qui ont eu des baisses d’activité du fait du confinement et/ou parce que les professionnels étaient mobilisés par la crise sanitaire, de reconduire à l’identique en 2021 les financements délégués en 2020, quel que soit le niveau d’activité des SDC en 2020.

L’orientation de la réforme du système de santé se fait vers le développement de l’ambulatoire en médecine, c’est-à-dire vers une prise en charge hospitalière préférentiellement en ambulatoire ou en hospitalisation de jour (sans nuitée), voire en hospitalisation à domicile (HAD). Ces activités sont financées par la tarification liée à l’activité dite T2A.

Un autre mode de financement des SDC, en dehors de la MIG, concerne donc l’activité T2A de l’hôpital de jour (HDJ), quand un HDJ existe et quand il est rattaché à la SDC.

L’organisation pluriprofessionnelle des SDC repose un trinôme composé d’un médecin, d’un infirmier et d’un psychologue.
Ces professionnels de santé possèdent, outre leur qualification initiale, une formation universitaire spécifique à la prise en charge de la douleur (Capacité d’Evaluation et Traitement de la Douleur ou Diplôme d’Etudes Spécialisés Complémentaires pour le médecin / Diplôme Universitaire pour l’infirmier et le psychologue).

Ce trinôme travaille en équipe pour évaluer au mieux chaque patient douloureux chronique selon le modèle bio-psycho-social et lui proposer un programme thérapeutique personnalisé faisant appel autant aux approches pharmacologiques qu’aux approches non pharmacologiques.
Ce trinôme s’appuie sur un secrétariat qui a également un rôle majeur dans l’accueil et le suivi des patients douloureux chroniques.
Ce trinôme peut également s’appuyer sur d’autres professionnels de santé (tels des kinésithérapeutes, ou ergothérapeutes) et des assistantes sociales.

Enfin ce trinôme reste en contact étroit avec le médecin traitant, qui reste le pilier de la prise en charge et les médecins spécialisés selon les pathologies associées à la douleur (rhumatologue, neurologue, psychiatre ou interniste).

D’autres acteurs peuvent être impliqués dans la prise en charge de la douleur chronique du fait de son fort  impact social : 

  • La Caisse Primaire d’Assurance Maladie peut être sollicitée, notamment pour  une demande de prise en charge en affection longue durée par le médecin traitant avec l’étayage du courrier de suivi de la SDC.
  • La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) peut être également sollicitée pour une demande de reconnaissance en travailleur handicapé ou en invalidité par le médecin traitant avec l’étayage du courrier de suivi de la SDC.
  • Le médecin du travail peut aussi être sollicité pour adapter le poste selon le type de douleur ou d’aider à la reprise du travail.

La SFETD a publié en novembre 2019 le Guide des Bonnes Pratiques des SDC.
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